Eau

L'océan couvre 71 % de la surface de la Terre.
Ses courants, sa capacité à stocker la chaleur et le carbone font de lui le principal régulateur de notre système climatique.

infographie eau /

Puits de carbone bleu

Comme le sol, les océans régulent le climat terrestre, en captant le CO2.

 

Mais pendant combien de temps vont-ils pouvoir continuer à assurer ce rôle ? L’élévation des températures de l’atmosphère provoque un réchauffement des eaux marines, modifiant ainsi les écosystèmes marins, la dynamique de l’océan et ses échanges avec l’atmosphère.

 

De 2004 à 2013 : l’océan mondial a absorbé 2,6 milliards de tonnes de CO2 par an, soit près de 30 % des émissions humaines sur cette période.

Mais du fait de nos émissions excessives de gaz à effet de serre, ce puits arrive aujourd’hui à saturation.

CHIFFRE CLEF

L’océan absorbe plus de 25 % du CO2 émis dans l’atmosphère par l’activité humaine.

Cela correspond à 5 fois la capacité d’absorption des forêts tropicales.

1/ CONSEQUENCES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
SUR LES OCEANS AU NIVEAU PLANETAIRE

Des océans plus chauds et plus acides

La concentration croissante de dioxyde de carbone (CO2) et le réchauffement de l’atmosphère ont plusieurs effets sur l’océan :

L’océan se réchauffe, ce qui implique que le CO2 se dissout davantage dans les eaux de surface, créant une augmentation de l’acidité de l’eau de mer.

 

L’acidification a pour effet :

  • une diminution de la quantité d’oxygène
  • la mise en danger de l’habitat de nombreuses espèces (récifs coralliens, plancton…)
  • la migration de certaines espèces

Objectifs de Développement Durable associés

Montée des eaux

Le réchauffement des océans s’accompagne d’une dilatation des masses océaniques qui fait monter le niveau des eaux.

Le réchauffement de l’atmosphère induit la fonte des glaciers et du permafrost qui accentue l’élévation du niveau de la mer.

 

Acidification, réchauffement, montée des eaux, c’est tout l’écosystème marin qui est déstabilisé. A terme certains organismes pourraient disparaître, ce qui provoquerait une diminution de l’effet régulateur du climat des océans en réduisant leur capacité de stockage du CO2.

 

 

2/ VULNERABILTE DES TERRES AU RISQUE
DE SUBMERSION MARINE ET D’INONDATIONS EN REGION

Submersion marine

Les terres intérieures sont aussi concernées : la zone des Wateringues, Plaine de la Flandre maritime dans le triangle Calais – Dunkerque – Saint Omer, soit 400 000 personnes, est la première concernée par la submersion marine.

Par ailleurs, 90 % des côtes des Hauts-de-France sont soumises à un phénomène d’érosion.

source

 

 

En savoir plus

En région ce risque pourrait se traduire par :

  • la submersion permanente des zones basses
  • l’augmentation de l’amplitude des submersions marines
  • l’augmentation des vagues de forte amplitude

Les modifications climatiques sont un facteur aggravant s’ajoutant aux causes principales d’inondation dans notre région :

  • nature perméable ou imperméable des sols liée à l’aménagement du territoire
  • nature des bassins versants
  • saturation des sols en eau
  • densité du réseau de drainage

 

Les ruissellements et coulées de boue ont lieu quand les eaux de pluies ne peuvent plus s’infiltrer dans le sol.

 

Ce risque est accentué par la modification du régime des pluies. Il s’ajoute à d’autres facteurs : l’urbanisation, les pentes et la nature du sol, la couverture végétale.

Un vrai danger en milieu urbain où les sols ont une faible capacité à absorber les eaux.

 

Fragilité des ressources en eau

Les liens entre le climat et les ressources en eau sont multiples : température, pluies, inondations…

En région, l’accès à une eau suffisante et de qualité peut donc être menacé par le changement climatique.

En savoir plus

Connaître l’ampleur du changement climatique grâce à des projections permet d’appréhender au mieux la gestion des eaux dans les années futures : en effet, la température globale détermine le niveau de la mer, l’intensité et la fréquence des pluies conditionnent en partie le risque d’inondation, le débit des rivières et le niveau des nappes d’eau souterraine.

sources

En 2050

L’eau est à la fois mieux gérée et mieux accueillie

1/ Des bassins de rétention d’eau sont créés dans les Wateringues

 

2/ La réduction du bétonnage et de l’artificialisation des sols permet une meilleure absorption des eaux

 

3/ Lutte contre les inondations des territoires intérieurs :

des bassins et des zones d’expansion des crues sont créés. La gestion du risque d’inondation est une priorité et elle se fonde notamment sur des systèmes naturels : capacité d’absorption des sols, moyens mis en place pour empêcher le libre ruissellement de l’eau (ceintures herbeuses, haies, brise-vents, diguettes, lisières de champs, bandes riveraines tampons), capacité de stockage des eaux pluviales.

 

4/ Les constructions ingénieuses se multiplient, par exemple des quartiers sur pilotis

 

5/ Le milieu marin est protégé et mis en valeur

 

6/ Protection des côtes et des villes du littoral

Les ouvrages de défenses (digues…) et les cordons dunaires sont renforcés pour protéger les infrastructures côtières et portuaires contre la montée des eaux. Certaines installations déjà existantes seront rehaussées.

 

7/ L’amélioration de la qualité des ressources en eau est une priorité

 

8/ La gestion des quantités d’eau disponibles pour chaque usage s’organise collectivement

Nous pouvons tou.te.s agir !

citoyen.ne.s :

« Je consomme l’eau du robinet et j’utilise une crème solaire qui ne dégrade pas l’environnement marin »

perso-citoyen

élu.e.s :

« Nous engageons un programme de gestion des eaux pluviales
à la source et de désimperméabilisation des sols. »

perso-elu

dirigeant.e.s :

« J’organise des ateliers à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau pour sensibiliser mes salarié.e.s à notre impact sur la ressource en eau »

perso-entreprise