Champs

Épisodes de sécheresse, inondations, arrivée de prédateurs et de maladies inattendues : ici comme à travers le monde, nos systèmes agricoles et alimentaires sont les premières victimes du changement climatique.

À l’échelle de notre planète

95 % de l’alimentation provient des sols, mais seuls 12 % des sols sont productifs et fertiles.

Une ressource précieuse à préserver, qui nous rend d’autres services : stockage et épuration de l’eau, stockage du carbone, régulation du climat.

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En Hauts-de-France

L’agriculture (sylviculture comprise) concerne plus des 3/4 de la surface régionale (76,4 %).
Elle contribue à hauteur de 15 % aux émissions de gaz à effets de serre régionales (en 2014).

sources

les principaux paysages ruraux de la région

Les zones rurales se caractérisent par un habitat peu dense et l’importance du recours aux véhicules individuels.

 

Les terres agricoles couvrent plus des trois quarts du territoire régional. Il s’agit notamment de zones de grandes cultures, principalement céréalières, oléagineuses, betteravières et de pommes de terre.

 

Des zones humides de grande importance marquent le territoire régional : les tourbières alcalines de la vallée de la Somme, le marais Audomarois, les Hortillonnages d’Amiens, la haute et la moyenne vallée de l’Oise, etc.

 

Enfin, outre les rivières de l’Oise et de l’Aisne qui structurent fortement leur bassin, on observe une succession de fleuves côtiers. Ils présentent des paysages et patrimoines naturels reconnus et façonnent les côtes de la Manche et de la Mer du Nord. La Somme en est le plus important et emblématique exemple, aux côtés de la Bresle, l’Authie, la Maye, la Canche.

source

 

Zones humides Baie de Somme - B. Bremer
Zones humides Baie de Somme – B. Bremer

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On estime que la capacité d’absorption de carbone des sols du territoire régional s’est réduite de 2 % entre 1990 et 2005 du fait de l’artificialisation de terres agricoles et de prairies.

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L’agriculture façonne les paysages

Les bouleversements techniques et économiques de l’après-guerre ont fait évoluer les paysages agraires de la région : ses campagnes se sont massivement adaptées à un modèle de production intensif, illustré par des paysages ouverts et des champs labourés, avec notamment de grandes plaines céréalières sur les terres limoneuses fertiles de l’Artois-Cambrésis et du Santerre, ou la viticulture sur les coteaux de la vallée de la Marne.

 

Ici et là, des paysages différents ont été préservés : les bocages de la Thiérache et du Boulonnais, les plaines de la Scarpe, les marais de l’Audomarois, les Bas-Champs Picards et du Pied de l’Artois, le val de Sensée, les dunes ou encore les sommets de monts de Flandres.

 

 

Les pressions exercées sur le climat
par la production agricole

L’évolution des pratiques agricoles, mais aussi de nos habitudes de consommation, peut limiter l’augmentation des températures et les effets néfastes des transformations du climat.

 

Agriculture : 3 causes principales d’émissions de gaz à effet de serre (GES)

 

  •  engrais chimiques et apports azotés (N2O)
  •  émissions de méthane de l’élevage (CH4), liées entre autres au système digestif du bétail
  •  émissions de carbone (CO2) liées à la fabrication des engrais, pesticides et aliments pour l’élevage

 

 

Les différents modes de production agricole n’ont pas tous le même impact sur le climat.

Certaines productions intensives dégradent les propriétés des sols et leur capacité à stocker du carbone.
Les engins agricoles émettant du CO2. Les ruminants rejettent aussi du méthane et l’épandage du fumier émet du protoxyde d’azote.
L’agriculture biologique n’utilise pas d’engrais azotés ni de produits phytosanitaires dont la fabrication est fortement émettrice.

 

 

A l’inverse, le changement climatique a des conséquences sur l’agriculture.

Évolution des températures, raréfaction des ressources en eau sont autant de transformations qui fragilisent le secteur agricole.
A terme, le changement climatique pourrait provoquer une baisse des rendements agricoles de 25 % dans certaines régions du globe.

 

 

L’artificialisation des espaces

De 2000 à 2010, les espaces artificialisés pour l’habitat et l’activité économique progressent en moyenne de 2000 hectares par an. source

 

Or, l’artificialisation des sols se réalise souvent sur des terres agricoles. La matière vivante contenue dans les sols agricoles et naturels utilise et stocke le carbone atmosphérique, constituant ainsi un puits de carbone. Une fois artificialisé (ou aseptisé), on constate ainsi l’arrêt des phénomènes de captation, aggravant le changement climatique localement.

En 2050

L’agriculture et les systèmes agro-alimentaires
sont plus équilibrés et résilients

« ma vie de chti en 2040 »

 

Définition

MÉTHANISATION

Traitement naturel des déchets organiques qui conduit à une production combinée de gaz convertible en énergie (biogaz), et d’un digestat (les déchets « digérés »), utilisable comme compost.

Le lien sensible entre l’homme et la terre nourricière se reforme

 

L’agroécologie est très développée : le développement agricole et la protection de l’environnement sont combinés en prenant en compte le fonctionnement des écosystèmes, en déployant l’agroforesterie et en limitant le plus possible les intrants (engrais et produits phytosanitaires comme les insecticides ou les désherbants). Les pratiques sont ainsi plus respectueuses des sols et prennent en compte leurs propriétés.

 

Les sols et prairies à vocation agricole et naturelle sont préservés et les haies sont multipliées.

 

L’agriculture biologique et les variétés anciennes sont développées.

 

Les systèmes de production et de distribution ont été repensés et l’innovation est encouragée. Avec la relocalisation de la production à proximité des consommateurs, les liens entre producteurs et consommateurs de denrées alimentaires sont retissés.

 

Les entreprises agricoles sont plus résilientes.

La production de fourrage local pour le bétail a augmenté, les exploitations parviennent à produire la quasi-totalité de l’alimentation nécessaire à leurs élevages.

Les agriculteurs sont formés à l’éco-conduite et au réglage des engins agricoles pour réduire la consommation de carburant.

L’agriculture contribue activement à produire des énergies renouvelables pour le territoire, notamment avec des unités de méthanisation agricole. Les exploitations produisent presque intégralement l’énergie dont elles ont besoin.

En savoir plus

En 2030 : les modes d’exploitation agricole se transforment progressivement : 10 % de la surface agricole utile est utilisée pour une production intégrée et 20 % est consacrée à l’agriculture biologique.

 

En 2050 : les pertes agricoles sont réduites de 60 % par rapport au niveau de 2010. La production intégrée représente 60 % de la surface agricole utile et l’agriculture biologique 40 %.

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Nous pouvons tou.te.s agir !

citoyen.ne.s :

« Je m’inscris dans une AMAP pour soutenir les agriculteur/rice.s de ma région »

perso-citoyen

élu.e.s :

« Je limite l’étalement urbain de ma commune au profit des prairies »

perso-elu

dirigeant.e.s :

« Nous rendons nos entreprises agricoles plus durables en pratiquant l’agroforesterie »

perso-entreprise