Le climat change… même ici

Le changement climatique, ici comme ailleurs, s’accompagne de risques multiples (submersion marine, inondations, canicules, retrait gonflement d’argiles…). Ils impactent déjà les Hauts-de-France et vont s'accentuer !

Une région particulièrement vulnérable

Troisième région la plus peuplée de France.

Une des zones les plus urbanisées d’Europe (800 ha consommés par an)
Densité : 187 habitant.e.s au km² (contre 116 hab/km² en France en 2011 selon l’Insee)

 

La forte densité de population (326 hab/km² pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais), les caractéristiques socio-économiques et son importante façade maritime font des Hauts-de-France l’une des régions françaises les plus exposées au changement climatique.

En effet, l’exposition des populations aux risques météo-sensibles résulte du croisement entre le nombre de risques naturels susceptibles d’être aggravés par le changement climatique, et la densité de population.

 

En savoir plus

50 % des communes des Hauts-de-France sont exposées à des risques météo-sensibles moyens ou forts.

Plus globalement 76 % des communes de l’ex-Nord-Pas-de-Calais présentent un risque moyen ou fort, pour 22 % des communes de l’ex-Picardie.

7 vulnérabilités climatiques majeures

  •  1/ Un littoral urbanisé exposé à l’élévation du niveau de la mer
  •  2/ Les Wateringues, un territoire en dessous du niveau de la mer, menacé par les inondations
  •  3/ Une population et des territoires vulnérables aux vagues de chaleur, aux canicules et aux sécheresses
  •  4/ La diminution et la dégradation des ressources en eau
  •  5/ Des forêts sensibles à l’évolution de la température et des ressources en eau
  •  6/ Des zones humides également sensibles à l’évolution de la température et des ressources en eau
  •  7/ Des bâtiments sensibles aux mouvements des sols : le retrait-gonflement des argiles
source

 

Des vulnérabilités qui s’observent sur nos territoires et nous projettent dans un avenir auquel il faudra s’adapter.

DES CHANGEMENTS DÉJÀ OBSERVABLES
EN HAUTS-DE-FRANCE

  •  +2°C à Lille, Boulogne-sur-Mer et Beauvais entre 1955 et 2017
  •  +1,6°C à Saint-Quentin entre 1955 et 2015
  •  10 des 15 records de températures moyennes régionales dans les 15 dernières années
  •  +0,3°C d’augmentation par décennie dans la région

 

 

 

 

  •  +1 jour de fortes chaleurs tous les 10 ans à Lille
    L’augmentation moyenne du nombre de jours où la température maximale dépasse 30°C
  •  +13 % de précipitations à Saint-Quentin entre 1955 et 2016 avec des épisodes de fortes pluies concentrées sur de courtes périodes
  •  +20 % de précipitations hivernales à Lille entre 1955 et 2013
    L’augmentation du volume des précipitations
  •  x2 – Nombre de jours de fortes pluies à Boulogne-sur-mer entre 1955 et 2016
    L’augmentation du nombre de jours de fortes pluies
    (Note : des fortes pluies impliquent des précipitations supérieures à 20 mm et augmentent les risques d’inondation)
  •  +9,5 cm à Dunkerque entre 1956 et 2016
    L’augmentation du niveau de la mer
  •  1 jour plus tôt tous les 3 ans – Feuillaison des hêtres et des chênes plus précoce
    Les cycles naturels perturbés

D'ici 2100

Hauts-de-France : quel climat pour demain ?

Le saviez-vous ?

Le climat de Lille en 2080 pourrait être proche de l’actuel climat d’Angers selon un scénario optimiste, Toulouse ou Carcassonne selon un scénario pessimiste.

Ces projections sont des analogues climatiques réalisés selon les scénarios du GIEC et à partir d’une étude de Météo-France.

 

Réalisation DREAL à partir de l’étude « Fourniture d’indicateurs pour caractériser le changement climatique » Météo-France pour la DATAR, novembre 2010

Dans les travaux du GIEC

Plusieurs scénarios d’émissions de gaz à effet de serre – optimistes ou pessimistes – permettent de simuler l’évolution du climat pour les Hauts-de-France au XXIsiècle. Nous considérons ici la comparaison entre le scénario où les émissions de GES ont été stabilisées (RCP 4.5) et un autre où les émissions ont continué de croître, celui du « laisser-faire » (RCP 8.5).

 

© Cerdd

En 2100, en Hauts-de-France, les hivers seront plus doux et les étés plus chauds. Les habitants souffriront sous l’effet de vagues de canicules plus fréquentes et sévères.

 

Les pluies augmenteront l’hiver et leur intensité entraînera plus d’inondations et de coulées de boue…

 

L’été, les pluies se feront plus rares et l’agriculture connaîtra des sécheresses plus importantes.

sources